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Les pays avec les cuisines les plus exotiques

Les pays avec les cuisines les plus exotiques

Selon le dictionnaire de l’Académie royale espagnole (en espagnol, « Real Academia Española », le mot « exótico » (en français, « exotique ») se réfère à tout ce qui est étranger et étrange en même temps qu’un brin extravagant, impressionnant et parfois choquant. En règle générale, plus on est loin de chez soi, plus le monde est exotique. Cette affirmation est tout à fait discutable : il n’est pas besoin de faire le tour de monde pour voir cet exotisme qui est parfois au coin de la rue.

Comme tout ce qui a trait aux goûts, la gastronomie d’un pays ne peut jamais plaire à tout le monde et son charme dépend toujours de la capacité d’adaptation de tout un chacun et de sa connexion avec cette destination. J’ai toujours pensé que voyager est la meilleure façon de connecter, et que la meilleure façon de le faire c’est de goûter la cuisine locale et autochtone à laquelle j’essaie toujours de donner une chance, à quelques exceptions près.

Il y a des plats de certaines régions du monde dont la seule description peut suggérer beaucoup d’exotisme, mais aussi provoquer une grande répulsion. Par conséquent, en tenant compte du fait que les goûts sont subjectifs et que la ligne qui sépare l’appétissant du désagréable en gastronomie, nous avons établi une liste de pays ayant une cuisine exotique — dont certains plats sont délicieux — que vous aimerez goûter.

Brésil

Le Brésil est le pays le plus grand de l’Amérique du Sud. Sa gastronomie est un héritage direct des cultures africaine, européenne et indigène ; et elle est aussi variée que le territoire est énorme. La viande, les poissons et les fruits de mer, ainsi que les fines herbes et fruits locaux sont la base de la gastronomie de ce pays ; mais le caractère exotique se note surtout dans la façon de préparer certains de ses plats les plus célèbres.

Comme exemple on peut citer la carne de sol, aussi connue sous le nom de jabá, un plat de viande qu’on cuisine en la mettant au soleil pendant plusieurs jours, et qui est très populaire dans les régions sèches et arides du nord du Brésil.

Plato de carne de sol de Brasil

Plat de carna de sol. Photo de Marcelo Träsel.

Pour ce qi est du poisson, vous avez la moqueca de peixe, une pot-au-feu à base de poisson qui, au lieu d’eau, se cuit avec du lait de coco et contient du poivron, de la tomate, de l’oignon et des feuilles de coriandre. Le vatapá est un autre délice. C’est un plat à base d’écrevisses, d’arachides, de gingembre, d’oignon et de lait de coco, et servi du riz.

Mongolie

La Mongolie est l’un des pays les plus vastes et les moins peuplés du monde. Le style de vie nomade y prédomine encore largement. Ce mode de vie millénaire a laissé son empreinte sur la gastronomie de cette nation. Cette dernière a profité des millions d’animaux — chevaux, vaches et chameaux, en autres — qui paissent en toute liberté et constituent la principale source de protéines dans un pays où les températures hivernales peuvent atteindre -40 °.

Airag, queso y té salado en Mongolia

Airag, fromage et thé salé

Face à une telle rigueur du temps, c’est normal qu’on trouve beaucoup de grillades et de pot-au-feu comme le pot-au-feu mongol un plat qui contient différents genres de viande, des nouilles ou du riz, et des légumes. Et bien sûr, il faut compter les buuz, la version mongole des dumplings ou des friands à la viande.

Mais, au-delà de ce que la cuisine mongolienne a de typique, il y a des plats qui plaisent difficilement aux étrangers. Le lait de jument est un produit qu’on trouve en abondance dans la steppe mongole, et quand on le laisse fermenter, il devient de l’airag. Les boortsog, une espèce de beignets au gras de viande, sont aussi populaires dans ce pays, de même que divers fromages, yaourts et le lait caillé salé, le tout accompagné de süütei tsai, un thé au lait salé.

familia nómada sirviendo el Airag

Famille de nomades mongols servant de l’airag

Guatemala et Mexique

L’Amérique du Centre, particulièrement le territoire qui couvre le Guatemala et le Méxique, a une même influence culturelle, avec une gastronomie fruit du métissage entre les Mayas et les conquistadores espagnols. Des ingrédients comme le plantain, le maïs, les haricots, le piment, ainsi que tous genres de tubercules comme les pommes de terre ou le manioc, sont utilisés dans la préparation de plusieurs plats les plus typiques — beaucoup de ces plats se mangent à la main, comme les tacos ou les tostadas.

Les soupes sont aussi très populaires au Guatemala, par exemple. On peut y mettre tous genres de viande comme la dinde, le poulet, même la tortue. Mais il n’y a rien d’aussi exotique que les zompopos de mayo, un genre de fourmis géantes et ailées, considérées comme étant un mets vraiment exquis. On les consomme entre mai et juin, l’époque où elles sortent de terre pour fonder de nouvelles colonies. Pendant cette saison, on les vend en vrac sur les marchés, et on les congèle souvent afin pouvoir les consommer à d’autres saisons de l’année, normalement dans une préparation de citron et de sel et comme farce des tortillas.

Maintenant, le Mexique, les chapulines d’Oaxaca sont un délice local, et on les trouve aussi facilement sur les marchés. Les chapulines sont une espèce d’insectes semblables aux sauterelles, qu’on consomme depuis des temps immémoriaux. On les grille en y ajoutant du citron, du sel et de l’ail. Non seulement ce mets est sans gras, il est aussi une source importante de protéines.

Chapulines de México

Chapulines mexicains. Photo de William Neuheisel.

Japón

La gastronomie japonaise est de plus en plus appréciée en Occident, et possède des termes qui ne sont plus si exotiques que ça de nos jours : sushi, tempura, sake, edamame, tofu, yakitori ou nabe. On peut trouver des mets qui vont du roulé de riz avec du poisson cru et des algues, jusqu’aux pot-au-feu et bouillons qui contiennent tous genres de viande, de légumes et de nouilles, en passant par les friands ou les brochettes. Mais aucun autre mets n’est aussi connu et polémique que le fugu.

Le terme fugu est utilisé au Japon pour désigner le poisson-globe ou poisson-hérisson. Ce poisson contient une grande quantité de toxine, et si on le prépare de façon inadéquate, il peut causer la mort par asphyxie : son venin, contre lequel il n’y a pas d’antidote, paralyse les muscles de la victime pendant que celle-ci reste complètement inconsciente.

Fugu: pez globo que se come en Japón

Fugu : Poisson-globe au Japon Photo de Rodrigo Fernández

La législation européenne interdit la consommation et préparation de ce poisson, mais au Japon, il est considéré comme un mets exquis, et pour qu’un restaurant le serve, il doit avoir la licence pertinente et un cuisinier dûment agréé. Il n’y a donc rien de surprenant à ce qu’il soit le poisson le plus cher au monde.

Chine

Il y a beaucoup de mythes qui circulent sur la cuisine chinoise, mais le fait est que c’est l’une des plus exotiques qui soit. Au-delà du style qu’on sert en Occident et qui varie selon les pays, la cuisine en territoire chinois a comme éléments unificateurs le riz et les  nouilles, et elle varie énormément d’une région à l’autre. Cependant, si on sort des plats traditionnels, dans ce pays on consomme des aliments qui sont considérés en Occident comme étant une aberration.

Tallarines y frijoles en Pekín

Plat de nouilles et haricots à Pékin

Les gens disent qu’en Chine, on mange « tout ce qui a quatre pattes, sauf les tables ; et tout ce qui vole, sauf les avions ». Manger avec des baguettes ou manger des aliments enfilés en brochette sont ce qu’il y a de plus habituel ; on n’utilise pas les couverts, sauf une cuillère pour la soupe, car ces derniers ne sont pas bien vus. Dans ce sens, on peut manger tout en brochette, depuis des aliments communs comme des épis de maïs, des aubergines ou de la viande, jusqu’à des scorpions, des extrémités de rats, des pattes et des têtes de poulet, ainsi que des insectes fris — il est normal de trouver ces derniers sur les marchés.

Puesto en un mercado en Pekín.

La viande de chien est un autre aliment polémique de la cuisine chinoise, raison pour laquelle j’avais décidé de garder un régime aussi végétarien que possible durant mon séjour dans ce pays. Et vous, seriez-vous assez courageux pour goûter un de ces plats exotiques ?

Indépendamment de votre immersion culinaire dans l’un de ces pays, nous vous recommandons, avant de voyager, de visiter le site web de Global Exchange où vous pourrez changer votre monnaie contre toutes les monnaies étrangères de la manière la plus pratique.

Photo de couverture : Kevin Marsh.

Ricardo Ramírez Gisbert

Arquitecto y apasionado de los viajes y la fotografía. Autor del blog El Arquitecto Viajero y editor de la guía sobre Barcelona en inglés Barcelona N’Do

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