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Singapour : creuset de cultures, bastion de luxe et de modernité

Singapour : creuset de cultures, bastion de luxe et de modernité

Imaginez que ça fait des semaines, voire des mois, que vous voyagez dans les pays du Sud-Est asiatique. Grandes randonnées dans la forêt chaude et exotique, chaos et misère dans les grandes villes, plages désertes, villages perdus et, soudainement, vous atterrissez à Singapour, dans l’un des meilleurs aéroports du monde. Vous portez un sac à dos plein de poussière et d’aventures, vous prenez un train moderne et vous arrivez au centre-ville. Des rues parfaitement propres, des gratte-ciel, des centres commerciaux aussi grands que plusieurs villages réunis que vous avez traversés, des champs de golf, de grandes demeures, des restaurants et hôtels luxueux. Vous vous pincez pour voir si vous rêvez ou non, mais vous êtes effectivement en Asie : bienvenue à Singapour.

Cette petite île, à la fois ville et État, est située tout au sud de la Malaisie. Elle est, en plus, un symbole de modernité et capitalisme, un vrai creuset de cultures dans lequel cohabitent en harmonie des Chinois, des Malaisiens, des Indiens et un groupe varié de travailleurs expatriés.

Au XIXe siècle, les Britanniques, qui colonisèrent ce territoire, en déclarèrent le port libre de droits de douane et réussirent à le convertir en un centre économique immensément puissant de la zone. Après son indépendance, en 1965, elle est devenue, avec Hong Kong, le port le plus important de l’Asie elle l’est encore aujourd’hui.

Mais Singapour n’est pas faite que de ciment et de verre. Si vous y passez quelques jours et prenez la peine de gratter un peu la surface, vous pourrez voir bien au-delà des apparences. Voici un petit guide pour tirer le plus grand profit de votre séjour dans cette île.

À voir et à faire à Singapour

Se balader dans les quartiers ethniques

La diversité culturelle enrichit toujours une ville ou une nation. Le pouvoir d’attraction qu’exerce l’économie puissante de Singapour sur ses pays voisins a fait que beaucoup de Malaisiens, Philippins, Indonésiens, Indiens, Chinois et Thaïlandais aient émigré dans cette ville-État à la recherche d’une vie meilleure. Ajoutez à cela le nombre d’Occidentaux qui travaillent pour des entreprises européennes et américaines y ayant des bureaux et vous aurez un mélange qui ne peut en aucune sorte vous laisser indifférent.

Dans le centre de Singapour, on trouve des quartiers bien délimités.

Quand on se promène dans Chinatown, on peut voir les restaurants et magasins chinois. Ce quartier, situé près du quartier d’affaires, a été fondé en 1821 par les premiers émigrés chinois. Ses rues colorées sont pleines de petits magasins où on vend de la soie, des bijoux, des vêtements et des souvenirs ; parsemées de stands de fruits et légumes ainsi que de personnes qui lisent les signes de la main.

Barrio de Chinatown en Singapur

Avancez plus et pénétrez dans Little India. Vous saurez que vous y êtes à cause des odeurs intenses des différentes épices qui sont exposées à chaque coin de Serangoon Road. Perdez-vous dans l’immense marché de Tekka Centre (aussi désigné comme « KK Market » par les habitants) à Buffalo Road ou achetez de tout à des prix d’aubaine dans le Mustafa Centre.

Little India en Singapur

En dernier lieu, vous avez Geylang Serai, le troisième grand quartier. C’est là où vit la plus grande partie de la communauté malaisienne. Ses rues sont imprégnées d’un parfum d’ancienneté et de mélancolie, jalonnées de boutiques accueillantes où on vous propose des objets anciens et des objets d’art ainsi que des tissus et des tapis. Par opposition à cet air de suspension dans le temps, il faut aussi reconnaître que c’est le seul « quartier rouge » de Singapour, car la prostitution y est légale.

Découvrir la nature

L’atmosphère qui règne à Singapour est décidément citadine, mais il ne faut pas oublier que c’est une ville asiatique proche de l’équateur. Son climat tropical est donc favorable à ce que les plantes grandissent sur ses terres. Par ailleurs et heureusement, on y trouve encore des restes des anciennes forêts équatoriales.

Les meilleures réserves naturelles à visiter sont Bukit Timah, située au point le plus élevé de la ville ; et Macritchie Reservoir Park, où on ne voit plus des tigres ; mais des singes, des oiseaux et de grands lézards sur ses terres luxuriantes.

Lagarto en Singapur

Visiter le zoo de Singapour et le safari de nuit

Ces deux attractions figurent sur la liste des dix meilleures expériences de zoo du monde. Les animaux ne sont pas enfermés dans des cages, ils vivent plutôt dans des espaces ouverts, ce qui leur donne un air plus nature. Pendant le safari de nuit, on peut observer les grands félins. C’est l’une des activités préférées de ceux qui voyagent en famille.

Tigre-640

Se détendre dans les jardins botaniques

Un havre de paix au centre-ville. Dans cette enceinte de 74 hectares, y compris les lacs et la forêt, on trouve des espèces provenant des cinq continents ; mais, le plus grand charme, c’est, sans doute, le National Orchid Garden, où de belles orchidées lui donnent un aura magique.

Fauna en Singapur

Se perdre à Marina Bay

La scène du fameux Grand Prix de Formule 1 est aussi le coin du péché à Singapour. Le mégacomplexe hôtelier Marina Bay Sands abrite le plus grand casino de la ville et un  centre commercial si grand qu’il a son propre canal sur lequel les gondoles naviguent. Ici aussi, on trouve, sur la terrasse d’un des gratte-ciel du complexe, la piscine la plus haute du monde.

Savourer la cuisine

Bien que pour moi, Singapour ne soit pas moins chère en comparaison avec le reste du Sud-Est asiatique, en termes de cuisine, on peut y trouver l’expression de la loi des consommateurs : bon, joli et moins cher.

Le mélange de cultures a donné comme résultat une cuisine riche et variée. On peut manger à n’importe lequel des centaines de stands de rue des mets indiens, chinois, thaïlandais, arabes, malaisiens, indonésiens, coréens ou philippins. À ces stands, équipés de tables et de tabourets bas en plastique, on peut largement rassasier sa faim pour moins de quatre euros.

Celui à qui l’hygiène de ces stands de rue peut paraître douteuse a une large gamme de restaurants disponibles.

Si vous passez par Singapour, je crois que ça vaut la peine d’y rester quelques jours pour déguster sa cuisine.

Ah, n’oubliez pas que la monnaie qu’on utilise dans cette ville-État, c’est le dollar de Singapour (SGD). Vous pourrez changer votre monnaie contre cette dernière dans les bureaux de change de Global Exchange.

David Escribano

Aunque estudié ADE y Económicas, siempre me gustó escribir historias inventadas. Hace una década que viajo para no tener que imaginarlas. Editor desde el 2007 en Viajablog y miembro de Travel Inspirers.

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