Travel and Exchange est le blog des voyageurs qui changent de l’argent.

Ce qu’il faut savoir avant de partir en Jamaïque

Ce qu’il faut savoir avant de partir en Jamaïque

Il y a très peu d’idoles musicales dont l’héritage est très étroitement associé à la culture d’un pays. De même que les Beatles, qui sont devenus l’image musicale du Royaume-Uni, Bob Marley est le représentant sans conteste d’un style de musique qui a conquis le monde et définit la Jamaïque merveilleusement bien : le reggae. Au-delà de Kingston, la capitale et l’épicentre du pèlerinage de cette musique exportée par l’ex-colonie britannique, vous pouvez découvrir bien plus de choses lors d’un voyage en Jamaïque. On y va ?

La Jamaïque est le troisième pays anglophone le plus peuplé de l’Amérique. Elle a d’abord appartenu à la royauté espagnole avant de passer sous la domination du Royaume-Uni en 1655. Elle est devenue indépendante de ses colons en 1962, mais ces derniers ont laissé une trace manifeste sur l’île, sur sa culture et sur sa langue – les habitants ont un accent mondialement connu. Heureusement pour les voyageurs, la Jamaïque est conforme à toutes les idées reçues que l’on a sur les Caraïbes : des plages de rêve, un climat tropical, une végétation exubérante, de la bonne musique.

Quelques informations de base sur la Jamaïque

  • Le climat de la Jamaïque est tropical, humide et ensoleillé. La température moyenne annuelle est de 27 °C et la saison des pluies vont d’avril à mai, puis d’octobre à novembre.
  • La haute saison se situe entre décembre et avril. Les prix augmentent alors, ce qui est normal si on considère que ce pays, mis à part la bauxite et, dans une moindre mesure, l’agriculture, vit du tourisme.

Playa de Jamaica.

Photo: Mel Stoutsenberger

  • En plus du maillot de bain, de la protection solaire et de la lotion antimoustiques, vous ferez bien de prendre un pull-over léger pour les nuits et des vêtements pour la pluie, quelle que soit la saison à laquelle vous voyagez.
  • Malgré le climat tropical du pays, il est recommandable de ne pas porter des vêtements de plage ou des culottes hors des stations thermales. Certains restaurants ou hôtels peuvent imposer de porter des tenues de soirée.• Malgré le climat tropical du pays, il est recommandable de ne pas porter des vêtements de plage ou des culottes hors des stations thermales. Certains restaurants ou hôtels peuvent imposer de porter des tenues de soirée.
  • Le dollar jamaïcain (code ISO : JMD) est la monnaie officielle de la Jamaïque. On trouve des pièces de 10 cents et de 20 cents ainsi que d’1 JMD, de 2 JMD, de 5 JMD, de 10 JMD et de 20 JMD. Quant aux billets, il y en a de 50 JMD, de 100 JMD, de 500 JMD et de 1000 JMD. Le taux de change à ce jour est de 148,6 JMD contre 1 EUR. Pour plus d’information sur où et comment changer des euros contre des dollars jamaïcains, veuillez visiter le site Web de Global Exchange, qui possède des bureaux dans ce pays.
  • La Jamaïque appartient au fuseau horaire UTC -5, ce qui veut dire qu’en hiver, elle est en retard de quatre heures par rapport au Royaume-Uni et de cinq heures par rapport à l’Espagne et à la France et en hiver, de cinq heures par rapport au Royaume-Uni et de six heures par rapport à l’Espagne et à la France.
  • Maintenant, sachez que les Jamaïcains mangent, en général, à la même heure qu’en France et au Royaume-Uni, mais un peu plus tôt qu’en Espagne. Les restaurants sont généralement ouverts de 11 h à 14 h, en journée ; et de 20 h à 0 h, la nuit ; mais, en été, ils le sont souvent plus longtemps.

Pour ce qui est des langues en Jamaïque, l’anglais et le créole jamaïcain (aussi connu sous le nom de patois) cohabitent en toute harmonie. Le créole jamaïcain a une base anglaise, certes ; mais, la prononciation est très différente et le vocabulaire est parfois très difficile à comprendre.

Ciudadanos jamaicanos

Le transport en Jamaïque : no problem

Un sujet important : comment fonctionne le transport en Jamaïque. Bien qu’il soit tentant de louer une voiture et de la conduire soi-même, je ne vous le recommande parce que, mis à part le fait qu’en Jamaïque on conduit à gauche, le code de la route y est beaucoup plus laxiste et les gens sont plutôt agressifs au volant, surtout en ville. Maintenant, les excursions.

Il y a beaucoup d’entreprises qui offrent ce genre de service, comme Viator et Soltour Jamaica, mais souvent à des prix un peu élevés, voire plus.

Si vous voulez faire des économies, vous pouvez choisir des tour-opérateurs non professionnels, mais faites attention : il y en a beaucoup qui, pour des prix plus bas, vous amèneraient partout, mais les résultats peuvent ne pas être tout à fait satisfaisants, surtout côté prix final (ils essaient toujours de vous faire payer plus). Ce que vous pouvez faire de mieux, je vous le conseille vivement, c’est de louer les services d’un chauffeur de taxi recommandé par l’hôtel où vous logez. Les taxis n’ont pas de taximètre, vous devrez donc discuter le prix avec le chauffeur et ils vous amèneront où vous voulez à des prix bien moindres.

À Kingston, à Montego Bay et à Ocho Rios, le réseau d’autobus est géré par la Jamaica Urban Transit Compan (aussi connue sous son sigle, « JUTC »). La qualité du service a augmenté, mais les bus sont parfois en retard. Un billet de bus coute 120 JMD.

En plus des bus, les gens du coin prennent beaucoup ce qu’ils appellent les route taxis. Ce sont des voitures tout à fait normales, à la seule différence qu’ils ont une marque rouge sur le pare-choc avant. Vous trouverez des route taxis partout. Ils font des trajets aussi bien urbains qu’interurbains – dans ce dernier cas, à des prix convenus. Ce sont des taxis collectifs très moins chers. Selon la distance, vous pouvez payer entre 50 JMD et 200 JMD.

C’est facile de prendre le bus d’une ville à l’autre en Jamaïque. La société Knutsford Express relie les grandes villes entre elles au moyen de bons bus.

Playa de Jamaica.

Photo: Michael McCarthy 

De l’aéroport jusqu’en ville

Les principaux aéroports de la Jamaïque sont l’Aéroport international Norman Manley, à Kingston ; et l’Aéroport international Sangster (aussi connu sous son code IATA, « MBJ »), à Montego Bay. Justement, Knutsford Express vous transporte de Montego Bay jusqu’à l’aéroport MBJ pour 300 JMD, c’est ce que je vous recommande le plus. Pour partir de l’aéroport MBJ jusqu’à Kingston, la solution la moins chère (et la plus lente), c’est le bus n.o 98. Par contre, vous arriverez beaucoup plus vite en prenant un taxi de la Jamaica Union of Travellers Association ; le tarif minimum est de 650 JMD.

Informations pratiques

Les ressortissants français et espagnols n’ont pas besoin de visa pour un séjour de moins de 30 jours en Jamaïque ; dans le cas des ressortissants suisses, pour moins de 90 jours. Les ressortissants marocains ont besoin d’un visa pour entrer sur le territoire jamaïcain. Quant aux ressortissants des pays latino-américains, la plupart n’ont tout simplement pas besoin de visa pour ce faire. Ce qu’il faut avoir, ce sont un billet de retour, un passeport en cours de validité pour au moins trois mois et une preuve de logement réservé.

  • La santé privée est de bonne qualité, contrairement à la santé publique. Je vous recommande donc de souscrire une assurance voyage.
  • Rares sont les étrangers qui ont besoin de se faire vacciner pour entrer en Jamaïque.
  • La nourriture est bonne, vous pouvez la consommer en toute tranquillité. L’eau du robinet est traitée au chlore et peut provoquer certains malaises si on n’est pas habitué à la boire.
  • Le voltage est de 100 V et les prises électriques sont du type A (américaines), avec deux fiches plates. Beaucoup d’hôtels ont du courant alternatif de 220 V pour les prises européennes, mais ça ne vous fera aucun mal de prendre un adaptateur avec vous.

Conseils aux voyageurs sur la sécurité

La sécurité personnelle est un sujet dont on parle beaucoup en Jamaïque. Sans vouloir vous alarmer, laissez-moi vous dire que bien que le niveau de sécurité a augmenté dans ce pays, son taux de criminalité est encore élevé, mais cela affecte rarement le tourisme.

N’empêche, il convient d’éviter les zones suivantes, considérées comme à risque : les quartiers de Downtown Kingston, de West Kingston et de Downtown Montego Bay ainsi que la ville de Spanish Town, la nuit. Les zones côtières et les complexes hôteliers comme Port Antonio, Ocho Rios, Negril et Montego Bay sont sûrs, mais je vous conseille quand même de faire preuve de bon sens comme partout ailleurs dans le monde.

Don’t worry, be happy

Imágenes alusivas a Bob Marley en Jamaica.

Photo: Dubdem Sound System

Cette chanson n’a rien à voir avec la Jamaïque, mais, après l’ouragan Gilbert, qui a causé de grands ravages sur l’île en 1988, elle est devenue une espèce d’hymne non officiel lors de la récupération. Elle est restée si profondément ancrée dans la mémoire des habitants que beaucoup de gens pensent, à tort, qu’elle est de Bob Marley, alors qu’en fait, elle est du new-yorkais Bobby McFerrin. Cela dit, elle résume parfaitement les sentiments des habitants de l’île face à tout incident : don’t worry, be happy !

Aunque la canción no tiene nada que ver con Jamaica, después de que el huracán Gilbert causase severos destrozos en la isla en 1988, la melodía se convirtió en una especie de himno no oficial durante la recuperación de la misma. Tan fuerte ha permanecido en la memoria que mucha gente piensa erróneamente que fue cantada por Bob Marley cuando en realidad es autoría del neoyorkino Bobby McFerrin. Aun así, resume a la perfección el sentir de la isla ante cualquier incidente: don’t worry, be happy!

Photo de couverture : Dave G.

Ricardo Ramírez Gisbert

Architecte et passionné des voyages et de la photographie. Auteur du blog « El Arquitecto Viajero » et éditeur du guide de Barcelone en anglais « Barcelona N'Do ».

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Fermer le menu